Reconnaître un phishing par mail ou SMS : 6 signes d’alerte qui fonctionnent
Le phishing est l’une des plus vieilles ruses d’Internet et il fonctionne toujours parce qu’il vise les personnes, pas les logiciels. Un message arrive, censé venir de votre banque, d’un transporteur, de votre employeur ou d’un service de streaming. Il vous demande de cliquer sur un lien, d’ouvrir une pièce jointe ou de « confirmer » des informations. Le but est presque toujours le même : voler un mot de passe, un numéro de carte ou un accès.
La bonne nouvelle : pas besoin d’être expert pour déjouer la plupart de ces tentatives. Il faut quelques habitudes et la patience de s’arrêter dix secondes avant d’agir.
1. L’urgence et la pression
Les escrocs veulent que vous agissiez avant de réfléchir. Des formules comme « votre compte sera clôturé sous 24 h », « activité inhabituelle détectée » ou « dernier avis » visent à provoquer la panique. Les organisations légitimes envoient parfois des messages urgents, mais menacent rarement de conséquences immédiates via un lien inattendu. Plus un message paraît urgent, plus il faut ralentir.
2. Une adresse d’expéditeur légèrement fausse
Le nom affiché peut dire n’importe quoi, comme « Service client de votre banque ». Ce qui compte, c’est l’adresse réelle. Repérez les domaines mal orthographiés (lettre en trop ou échangée), les adresses gratuites prétendument utilisées par de grandes sociétés et les domaines sans rapport qui commencent seulement par un nom de marque connu.
3. Des liens qui ne correspondent pas à leur texte
Un lien peut afficher « votrebanque.fr » tout en menant ailleurs. Sur ordinateur, survolez sans cliquer et regardez l’adresse en bas de la fenêtre. Sur téléphone, appuyez longuement pour prévisualiser. Si la destination est inconnue ou si le lien est raccourci et invérifiable, ne l’ouvrez pas.
4. Des demandes d’informations sensibles
Les entreprises sérieuses ne demandent en général ni mots de passe, ni numéro de carte complet, ni codes à usage unique, ni réponses aux questions secrètes par mail ou SMS. Les codes de vérification ne doivent jamais être communiqués à quelqu’un qui vous a contacté.
5. Des pièces jointes inattendues
Factures, « messages vocaux », étiquettes d’expédition et « documents partagés » sont des déguisements courants de logiciels malveillants. Si vous n’attendiez pas de fichier, ne l’ouvrez pas. Même un expéditeur connu a pu être piraté : confirmez par un autre canal.
6. Un contact qui change de canal
Les escrocs commencent souvent par un mail puis vous poussent vers une messagerie, un appel ou un logiciel de prise de main à distance. Méfiez-vous particulièrement si l’on vous demande d’installer un logiciel pour « aider » avec un problème que vous n’avez pas signalé.
Que faire en cas de doute
- Stop. Ne cliquez pas, ne répondez pas, n’appelez pas le numéro du message.
- Allez directement à la source. Saisissez vous-même l’adresse du site officiel ou utilisez l’application officielle.
- Utilisez un contact de confiance. Cherchez le numéro sur votre carte, un relevé ou le site officiel, pas dans le message.
- Signalez, puis supprimez le message.
Si vous avez déjà cliqué
Changez le mot de passe sur le vrai site (et partout où vous l’avez réutilisé), activez l’authentification à deux facteurs, appelez votre banque au numéro officiel si vous avez communiqué des données de carte et surveillez vos comptes.
Vous ne pouvez pas empêcher chaque message frauduleux d’arriver, mais vous pouvez limiter les dégâts avec un mot de passe unique par compte. Notre générateur de mot de passe fonctionne dans votre navigateur.